Samedi 13 décembre 2008 6 13 /12 /Déc /2008 16:51
Près de septante ans après la fin de la guerre civile, le Conseil national réhabilite les Suisses qui ont combattu dans les rangs républicains. Ils étaient 800, une dizaine vit toujours. Sylvie Arsever Mercredi 3 décembre 2008 «En Espagne, je voulais m'engager pour une cause d'intérêt général», expliquera à ses juges Fritz Wagner, 25 ans. Une cause qui est celle «de la liberté et de la paix» pour Walter Graber, ouvrier ajusteur, 23 ans. Pour d'autres, c'est le peuple espagnol, la classe ouvrière ou la révolution qu'il faut défendre contre la menace fasciste. Mais tous partagent une conviction, résumée par Hermann Alt, serrurier de 26 ans: «Il ne s'agit pas seulement de l'Espagne mais de la paix en Europe en général.» Pour les quelque 800 volontaires qui ont quitté la Suisse à partir de l'été 1936 pour combattre avec l'Espagne républicaine, il n'y a pas de doute: cette guerre est le premier affrontement des démocraties avec l'Italie fasciste et l'Allemagne nazie, qui soutiennent les putschistes. La suite leur a donné tragiquement raison. Mais à leur retour, la Suisse officielle les a placés dans le camp des traîtres, d'où ils n'ont été totalement extraits qu'hier. Tirant les conséquences d'une réhabilitation politique déjà ancienne, le Conseil national a approuvé leur réhabilitation pénale par 130 voix contre 32 et 16 abstentions. Les Etats doivent encore se prononcer. Dans les années 1930, le fascisme divise la Suisse. Mussolini l'a imposé en Italie dès 1922 en alternant violence de rue et violence d'Etat. A droite, si seule une minorité voue au Duce une admiration sans réserve, beaucoup apprécient son action anticommuniste. L'Université de Lausanne lui décernera un doctorat honoris causa en 1937. Rares sont ceux qui le condamnent, même si Adolf Hitler, parvenu au pouvoir en 1933, suscite beaucoup plus de réserves. A gauche, on est antifasciste. On a couru les meetings de soutien aux opposants italiens, on a aidé certains d'entre eux à trouver refuge en Suisse. On a fait à l'occasion le coup de poing contre les émules locaux du dictateur; à Genève, l'armée a tiré sur la foule en 1932 pour protéger un meeting de l'agitateur antisémite Géo Oltramare. On a observé avec désespoir le déchaînement de la terreur nazie contre la gauche, les intellectuels et les «judéo-bolcheviks». L'antifascisme a servi de socle à une réconciliation, très provisoire, entre partis communistes et sociaux-démocrates, porteuse de nouveaux espoirs. L'arrivée au pouvoir en France d'un gouvernement de Front populaire a été saluée par une vague de grèves suivie d'avancées sociales déterminantes. Cet été 1936, des centaines de travailleurs d'outre-Jura vont partir pour la première fois en congés payés. L'arrivée d'un gouvernement de Frente popular à Madrid en février a des tonalités insurrectionnelles plus marquées. Les grèves s'accompagnent d'expropriations, parfois violentes, des prêtres sont assassinés... La droite voit se lever le spectre d'une nouvelle révolution d'Octobre et le putsch lancé par un groupe de généraux le 18 juillet peut compter sur un important capital de sympathie. Les putschistes bénéficient aussitôt du soutien de l'Allemagne et de l'Italie. Les démocraties restent dans l'expectative, en partie par anticommunisme, en partie par crainte d'une généralisation du conflit. C'est dans ce contexte que les premiers volontaires quittent la Suisse dès le mois de juillet. Le mouvement est européen et prend la République de court. «Nos camarades d'Espagne nous écrivent que personne ne doit y aller, assure ainsi le syndicaliste genevois Lucien Tronchet à un volontaire au mois d'août. Là-bas, il y a déjà trop de monde. Et tous ceux qui débarquent ne font que compliquer la besogne d'organisation et la misère.» Mais le sentiment qu'il n'est pas possible de rester sans rien faire l'emporte. Nic Ulmi et Peter Huber ont dressé un portrait de ces volontaires. Leur caractéristique commune la plus forte est sociale: ils sont le plus souvent ouvriers. S'ils ont très majoritairement le cœur à gauche, tous ne sont pas des militants aguerris. Ils se recrutent parmi les anarchistes, très présents dans le monde syndical, les socialistes et les communistes. Parmi ces derniers, certains ont derrière eux des années de militance, voire des séjours de formation à Moscou, d'autres viennent d'adhérer pour pouvoir s'engager. Un sur deux est chômeur mais ce fait apparaît autant comme une expérience d'humiliation qui renforce la motivation politique que comme un motif en soi. Ces départs inquiètent le Conseil fédéral, très désireux de ne s'aliéner ni Hitler ni Mussolini, ni les insurgés avec lesquels il noue rapidement des relations officieuses. Le service dans une armée étrangère est un délit, réprimé par l'article 94 du code pénal militaire. Différents arrêtés sont promulgués pour renforcer cette menace et des procédures pénales sont ouvertes dès les premiers départs. Les collectes d'argent et les meetings sont placés sous haute surveillance, des comptes de chèque bloqués. Ces mesures n'empêchent pas les récoltes de vivres, de vêtements, de fonds et même de sang. Ni les départs, qui se font toutefois discrets. Certains volontaires ont des contacts en France voisine, d'autres se rendent à Paris ou à Perpignan, où sont installés des centres officieux de recrutement. D'autres encore se présentent directement à la frontière espagnole. Ils sont accueillis poing levé, au son de L'Internationale, parfois généreusement nourris et abreuvés dans les restaurants «socialisés» de Barcelone où un soulèvement populaire a victorieusement contré les putschistes. Les premiers arrivés sont incorporés dans les colonnes catalanes qui se constituent sur une base volontaire - et partisane: les anarchistes ont la Durruti et l'Ascaso, les trotskistes la Lenin, les communistes la Carlo Marx et la 19 Juillet, dont fait partie la centurie Thälmann qui comprend plusieurs Suisses. On peut se retrouver très vite au front. «Quelques heures d'entraînement, les connaisseurs donnant des conseils à ceux qui n'ont jamais manié d'armes et tout le groupe est prêt à partir», racontera Albert Minnig, incorporé en août dans le bataillon anarchiste des Aiglons. A l'approche du front, «chacun touche quelques cartouches, cinq car il y en a très peu». Certains gradés incompétents sont déposés par leurs hommes décidés à «s'organiser entre eux». En automne, les choses changent petit à petit. Les miliciens sont incorporés dans l'armée, et les Brigades internationales voient le jour sous l'impulsion du Komintern. Les bataillons y sont formés sur une base nationale, les Suisses affectés selon leur langue. La discipline règne: «En tant qu'antimilitaristes, la vie de soldat était très dure pour nous», commentera un volontaire. Les Brigades sont engagées dans les principaux combats qui marquent la lutte malheureuse de la République face aux forces franquistes mieux armées, mieux entraînées et surtout soutenues par les aviations italienne et allemande. Des Suisses se battent pour Madrid dans la vallée de la Jarama, autour de Teruel, et sur l'Ebre, où seul un combattant sur dix survit aux affrontements les plus sévères. En tout, au moins un volontaire suisse sur cinq ne reviendra pas. Leurs courriers et leurs récits évoquent la dureté des combats, les erreurs souvent accablantes de commandement, les blessés abandonnés faute de moyens de faire autrement, la faim et le froid. Certains décrivent aussi les mises au pas politiques, toujours plus fréquentes au fur et à mesure que monte l'emprise communiste sur la République, les atrocités de part et d'autre. «Je suis venu ici pour combattre le fascisme international, et maintenant on se voit confronté au problème de suivre un des partis ouvriers contre l'autre», écrit Edi Gmür, pris en mai 1937 dans les règlements de comptes sanglants qui opposent à Barcelone anarchistes, trotskistes et communistes. Mais tous parlent aussi des paysages lumineux, de la fraternité entre combattants, de la solidarité et de l'héroïsme de leurs compagnons espagnols, de la générosité de l'accueil reçu dans des villages où tout manque et dont certains, organisés par les anarchistes, ont aboli l'argent. Lorsque la balance cesse d'être positive, certains posent les plaques. «Je suis venu en Espagne volontaire et je rentre aussi chez moi de la même manière», écrit le Zurichois Ernst Huber à ses parents. Ça ne va pas de soi: une fois incorporé dans les Brigades, on est soumis à l'obligation de servir. Mais ils sont plusieurs à y parvenir et à affronter avant les autres, le dilemme du retour - ou, pour plusieurs Italiens établis en Suisse avant la guerre et expulsés, du choix entre un difficile exil et l'emprisonnement chez eux. Depuis octobre 1938, un comité se bat pour l'amnistie. Après tout, les anciens combattants d'Espagne, «ont acquis des expériences et des connaissances importantes», comme le souligne l'un d'eux, Fritz Brunner, qui se dit prêt à être «parmi les premiers dans les tranchées à l'heure du danger, lorsqu'il faudra défendre notre patrie contre l'intrusion étrangère». Mais cela ne contrebalance pas, aux yeux de la majorité bourgeoise, leur appartenance majoritaire au Parti communiste que plusieurs cantons ont interdit en 1937. «Les Suisses doivent défendre leur démocratie sur leur propre sol», commentera un tribunal. En janvier 1939, l'amnistie est refusée. Cinq cent cinquante procès sont ouverts, 420 se terminent par un jugement définitif, le plus souvent une condamnation. Les peines s'échelonnent entre quinze jours et quatre ans de prison, leur durée moyenne est de quatre mois. Et une condamnation sur douze n'est pas exécutée, car elle frappe un tombé au combat. La sévérité des juges varie selon les régions linguistiques, plus marquée à Schaffhouse, Lucerne et Zurich, moins constante au Tessin - où la menace de l'Italie fasciste est ressentie de près - à Neuchâtel, Bienne, Genève et Lausanne. Plus que la prison - les anciens d'Espagne en ont vu d'autres, surtout ceux qui ont participé à l'exode qui a suivi la défaite républicaine de mars 1939 et passé par les camps où les vaincus ont été entassés au sud de la France -, c'est l'opprobre qui est dur à supporter. Les condamnés sont souvent privés de leurs droits civiques. Et certains se voient expulsés de leur commune de domicile, renvoyés dans une partie de la Suisse où ils n'avaient jamais mis les pieds, dont ils ne parlent parfois pas la langue. Guerre froide aidant, on ne parlera pas de réhabiliter ces combattants de la première heure avant 1979. Le premier signe officiel positif vient de Ruth Dreifuss en 1994. Invitée à une réunion de l'Association des anciens combattants de la guerre d'Espagne, la conseillère fédérale évoque un combat courageux et nécessaire au maintien de la démocratie et assure aux participants qu'ils sont pleinement réhabilités d'un point de vue politique et moral. Il faudra encore quinze ans et plusieurs démarches pour décider le monde politique à faire le pas de réhabilitation pénale. Une décision dont la portée est surtout symbolique pour la dizaine de volontaires survivants et leurs descendants. Et pour la gauche dont la mémoire rentre ainsi de plain-pied dans l'histoire nationale. Une reconnaissance qui est toujours refusée aux quelque 300 Suisses condamnés pour avoir aidé la Résistance française. A lire: UNic Ulmi, Peter Huber: «Les Combattants suisses de l'Espagne républicaine», Ed. Antipodes, 2001. UAlbert Minnig, Edi Gmür: «Pour le Bien de la révolution», Ed. CIRA, 2006. UPierre Bavaud, Jean-Marc Béguin: «Les Oubliés», Ed. Cabédita, 1998. © Le Temps, 2008 . Droits de reproduction et de diffusion réservés. Acheter les droits de reproduction de cet article.
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Samedi 6 décembre 2008 6 06 /12 /Déc /2008 00:28


Le 22 Novembre 2008 , le journal français l’Union relatait l’existence d’une pétition visant à interdire aux SDF l’accès au parc St André du quartier Jean Jaurès à Reims.





Plusieurs centaines d’égoïstes sans honte et sans humanité ont déjà signé cette pétition scandaleuse ; on trouve sur le site du journal un certain nombre de commentaires de leur part qui montrent un déchainement de haine, allant jusqu’à demander « d'éradiquer les nuisibles ».


Cette pétition est-elle descente alors même que plusieurs SDF sont déjà morts à Paris et en province depuis le début de l’hiver ?


Eh bien non !



Ils ont rien compris,



Lançons une contre-pétition, à l’image des valeurs de solidarité et d’humanité et aidons les gens dans le besoin, afin que :



- l’accès du parc au SDF ne soit interdit à personne

- que des toilettes publiques et un local chauffé soit mis à la disposition des personnes qui fréquentent ce lieu




L'objectif de cette pétition est avant toute chose de montrer que les rémois et les rémoises sont solidaires avec toutes les personnes à la rue, et que d’autres valeurs peuvent être mises en avant que la haine, le rejet et l’individualisme.



Signons et faisons signer cette contre-pétition,



Montrons un autre Reims, celle des valeurs d’humanité et de solidarité


Pour signer c'est ici:

 http://www.mesopinions.com/Soutien-aux-SDF-petition-petitions-077fb726f7fb5e93ce2371938f6d0e1a.html

Ne-soyez pas trop précis sur vos coordonnées, mettez simplement votre prénom et la première lettre de votre nom!

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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /Nov /2008 23:44
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Dimanche 9 novembre 2008 7 09 /11 /Nov /2008 03:15
Le 9 novembre 1932, il y a 76 ans, l’armée suisse tire sans sommation contre des manifestants protestant contre la tenue d’un meeting fasciste, treize personnes sont tuées sur la plaine de Plainpalais. Nous avons un devoir de mémoire.

Pourquoi cette commémoration ?

Chaque année, le 9 novembre au soir, si vous passez au bout de la Plaine de Plainpalais, vous nous apercevrez dans la fraicheur de la nuit nous pressant les uns contre autres à la recherche d’un peu de chaleur humaine. Tous les ans, entre vin chaud et soupe à l’oignon ce petit groupe commémore la fusillade de 1932. Ce jour-là l’armée a tiré contre une manifestation anti-fasciste et fait 13 morts et 70 blessés.

Sur la plaque commémorative est écrit « plus jamais ça ! », mais chaque année l’actualité offre malheureusement de nouvelles justifications à cette commémoration.

Des guerres toujours plus meurtrières, des conflits sociaux toujours plus âpres, la Liberté bafouée partout, la survie de notre espèce mise en péril par un système économique destructeur, les raisons ne manquent pas pour qu’une nouvelle fois des gens de bonne volonté se retrouvent pour dire leur inquiétude et leur désarroi face à un monde de plus en plus inégalitaire. Ce soir-là treize personnes sont mortes, inutiles victimes d’une fusillade criminelle, mais ce n’est pas seulement la nécessité de mémoire qui nous pousse année après année à revenir sur les lieux d’un crime dont personne n’a jamais eu à rendre compte.

C’est aussi et surtout pour redire notre volonté de justice sociale. En ces temps troublés où le patronat arrogant se permet de remettre en cause les conventions collectives de travail, notamment dans le bâtiment…

Le temps n’est plus où les patrons pouvaient impunément imposer des cadences d’enfer, des salaires de misère, des conditions inhumaines de travail, et nous n’acceptons pas qu’ils veuillent imposer un nivellement par le bas.

Rendre hommage aux victimes du 9 novembre, à ces personnes qui ont payé de leur vie la nécessité de ne pas laisser la haine s’imposer, consiste donc à réaffirmer notre solidarité avec tous ceux qui luttent pour leur dignité et leurs droits dans un monde de moins en moins démocratique.

Cette année l’UDC, ce parti dangereusement antidémocratique a fait une campagne qui n’est pas sans rappeler celle des responsables de la tuerie de Plainpalais. Il a aussi accaparé l’identité suisse pour en faire l’emblème du racisme et de la xénophobie. Nous ne nous reconnaissons pas dans cette identité-là. Et si nous sommes encore une fois le 9 novembre au soir autour de la Pierre, c’est aussi pour rappeler les valeurs d’entraide, de solidarité et d’ouverture qui sont les nôtres et que nous voulons imprescriptibles.

Si les valeurs que nous défendons sont également les vôtres, rejoignez nous le 9 novembre à partir du 17 heures 30 près de la Pierre.


Communauté genevoise d'action syndicale
Parti du Travail
Parti socialiste genevois
solidaritéS
Parti Ecologiste genevois
Les Communistes
Groupe pour une Suisse sans armée
Association de soutien aux combattants des Brigades internationales
Comité amérique centrale

Henri Furst

Image

Militant de toutes les heures de la lutte révolutionnaire, poussé par la conscience de classe intransigeante de l’ouvrier du rang, Furst tombe sous les balles d’assassins de la bourgeoisie fasciste sur le front rouge. Dans son action au sein du Parti communiste et de l’Opposition syndicale révolutionnaire, il fut toujours le soutien convaincu et actif de l’unité dans la lutte. Il est mort hier, la tête fracassée par les balles des mitrailleuses, comme sont morts, victimes de ces mêmes balles, d’autres camarades ouvriers comme lui qui manifestaient dans la rue leur volonté antifasciste, leur volonté de répondre par l’action directe aux répressions policières d’un régime pourri, à la veille de crever étouffé, par l’abondance des biens que nous avons sués, que nous payons de notre faim, de notre sang,

Furst est mort, mais dans le martyrologue du prolétariat genevois, il restera le symbole qui, lors des luttes de demain nous donnera la force pour le triomphe final de la révolution prolétarienne. Nous le jurons, il sera vengé !

Furst avant d’avoir été lâchement assassiné par la soldatesque bourgeoise avait été aussi lâchement exclu de la FOMH pour son activité révolutionnaire par les Grospierre, Ilg et Cie, les fourriers du fascisme.

Henri Furst était président de l’Opposition syndicale révol-utionnaire de Genève, membre du Comité cantonal genevois et du Comité central du Parti communiste suisse, un des militants les plus dévoués et toujours sur la brèche, qui collaborait régulièrement au Drapeau Rouge et en alimentait la chronique syndicale.

(Le Drapeau Rouge, 12 novembre 32)
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Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /Oct /2008 21:21
   
  Le communiqué du Kommando nazifreie Subkultur est disponible sur indymedia suisse-allemande: link

Une traduction partielle sur indymedia romandie: link


Le concert en question était organisé par l'association  "Soleil Noir", dont les membres "vomissent la globalisation-standardisation planétaire, la grande soupe fade du multiculturalisme, l'américanisation comme la tiers-mondisation". Leur site est d'ailleurs truffé de références mystiques, le soleil noir étant même un signe de reconnaissance des partis nationaux-socialistes. Une de ses variantes était notamment utilisée par les SS.





         Le symbole du soleil noir. Soulignée en rouge, une des six croix gammées qui le composent.



Une trentaine de casseurs vêtus de noir et de cagoules ont fracassé samedi soir à Fribourg un bar où allait se dérouler un concert privé gothique. L'attaque a été revendiquée dimanche par un groupe antifasciste alémanique.
Les casseurs ont fait irruption à 20h20 dans le bar «Elvis et moi» à la rue de Morat, a indiqué samedi soir la police cantonale. Armés de battes et de bâtons, ils ont brisé les vitrines du bar. Ils ont ensuite lancé une bombe lacrymogène et ont fracassé le mobilier. Aucun des treize invités déjà présents n'a été blessé.


"C'était un commando, une opération coup de poing", a précisé dimanche Benoît Dumas, chef de l'information à la police cantonale, interrogé par l'ATS. "L'acte a été très bien préparé, avec minutie. Les agresseurs ont même fabriqué un cocktail lacrymogène", a ajouté Benoît Dumas.
Patrouille attaquée
Une patrouille de police est intervenue cinq minutes après le début de l'agression. Elle a dû reculer devant la violence du groupe. Alors qu'ils quittaient les lieux, les agresseurs se sont trouvés nez à nez avec une autre patrouille. Ils ont aussitôt attaqué les agents en sprayant des lacrymogènes dans les aérations de la voiture de police. Les agents ont riposté au moyen de sprays au poivre et l'un des agresseurs a été interpellé.

Les autres casseurs ont attaqué à nouveau les policiers, notamment en leur lançant des bâtons et des objets. Ils ont encore libéré leur camarade avant de prendre la fuite. Les policiers ont dû sortir leur arme de service pour leur propre protection, sans toutefois en faire usage. Lors de l'altercation, un gendarme a été légèrement blessé à une main.

La police a fermé la rue de Morat et les trains en partance de Fribourg ont été stoppés jusqu'à 21h00.Une enquête a été ouverte pour émeute, dommages à la propriété, violation de domicile, trouble de l'ordre public et violences et menaces envers des fonctionnaires. Une trentaine d'agents de la police cantonale ont été mobilisés. Un appel à témoins a été lancé.



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